S18

Astronomie UV

Communauté

Contact : Jean-Claude Bouret, Coralie Neiner, Laurent Lamy

La gamme de longueurs d’onde inférieures à 3000 Å (UV) contient des milliers de transitions atomiques et moléculaires de nombreuses espèces, dans des phases couvrant une large gamme d’ionisation, de température et de fraction de gaz moléculaire, jusqu’à des densités de colonne exceptionnellement basses. Ces transitions donnent des mesures quantitatives directes pour presque tous les domaines possibles de l’astrophysique : les atmosphères planétaires et les aurores, les corps mineurs du système solaire, les exoplanètes, la formation des étoiles et les jeunes disques planétaires, l’activité stellaire, les vents stellaires, les atmosphères stellaires, la recherche sur les naines blanches, les étoiles massives, les populations stellaires, le milieu interstellaire (de la turbulence ou de la physique de la bulle locale aux nébuleuses planétaires et aux restes de supernovae), binaires en interaction et variables cataclysmiques, Novae et SNe, formation d’étoiles à l’échelle galactique et histoire de la formation d’étoiles dans l’univers à z<2, évolution chimique, milieu intergalactique, lentille gravitationnelle et astrochimie.

En ce sens, l’accès à l’UV est une priorité scientifique, et ce besoin est d’autant plus important que cet accès ne sera plus garanti à relativement moyen terme, avec la fin de vie du télescope spatial Hubble.

On peut donc se réjouir que de nombreuses missions UV (HWO, Envision, Uranus Flagship mission,…) soient envisagées dans les 20 prochaines années, et que la communauté Française soit partie prenante de plusieurs de ces missions, et y contribue aussi bien par la définition de cas scientifiques, que par des développements instrumentaux.

Le Habitable World Observatory (HWO), le prochain grand observatoire spatial de la NASA qui succèdera au JWST après 2040, est probablement à ce titre la mission la plus ambitieuse. HWO se présente comme un observatoire généraliste, avec des capacités multi-longueurs d’ondes (un « super Hubble »), et notamment des instruments UV innovants, qui permettront d’aborder des objectifs scientifiques qui s’inscrivent dans les thèmes listés plus haut.

Le but de cet atelier est 1/ de faire un état des lieux des travaux de la communauté française sur les thématiques liées à l’astronomie UV ; 2/ d’informer la communauté française, en particulier PCMI, PNCG, PNP et PNPS, sur les capacités des nombreuses missions spatiales UV à venir et des instruments qui y sont associés ; 3/ d’échanger sur les développements technologiques pour l’instrumentation UV ; 4/ de favoriser l’émergence d’une communauté unie autour de l’UV en France, de la structurer et de lui donner une meilleure visibilité auprès des programmes internationaux (e.g. NASA, ESA).

SOC: Jean-Claude Bouret, Coralie Neiner, Laurent Lamy, Vianney Lebouteiller, Frédéric Marin